Tableau comparatif des différents types de cellules photovoltaïques | Panneaux solaires photovoltaiques & Energie solaire
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Tableau comparatif des différents types de cellules photovoltaïques

Une nébuleuse et prévisible somme d’informations accompagne  en effet le fort développement de la technologie photovoltaïque dans notre pays. Cela peut parfois rendre difficile l’appréciation et le choix d’un type de panneaux pour un système photovoltaïque spécifique.

Actuellement sur le marché, les trois technologies majoritairement présentes et reconnues sont le monocristallin, le polycristallin et l’amorphe. Etudions les caractéristiques de chacun.

Les cellules polycristallines

Ce sont actuellement les plus présentes sur le marché. Elles sont élaborées à partir d’un bloc de silicium cristallisé en plusieurs cristaux dont les orientations sont différentes. La cellule photovoltaïque est d’aspect bleuté, mais pas uniforme ; on distingue des motifs créés par les différents cristaux. Leur rendement est de l’ordre de 11 à 13%, mais elles engendrent un coût de production moins élevé que les cellules monocristallines.

Utilisation : Moins onéreux que le monocristallin tout en ayant aujourd’hui sensiblement les mêmes caractéristiques de résistance à la chaleur, les panneaux polycristallins s’intégreront parfaitement dans votre projet photovoltaïque particulier de 3 kWc.

Les cellules monocristallines

Le silicium est fondu deux fois pour se solidifier en ne formant qu’un seul cristal de grande dimension. On découpe ensuite le cristal en fines tranches qui donneront les cellules. Ces cellules sont en général d’un bleu uniforme.

Leur rendement est de l’ordre de 14 à 16%, et engendrent un coût de production plus élevé que les cellules polycristallines.

Utilisation : Ce rendement important vous permettra d’intégrer un système photovoltaïque de 3kWc sur une toiture à surface limitée.

Les cellules amorphes

Ces cellules sont composées d’un support en verre ou en matière synthétique sur lequel est disposé une fine couche de silicium (l’organisation des atomes n’est plus régulière comme dans un cristal). C’est la cellule des calculatrices et des montres dites « solaires ».

Elles présentent l’avantage de fonctionner avec un éclairement faible (même par temps couvert ou à l’intérieur d’un bâtiment), et d’être moins sensible aux températures élevées que les cellules mono ou poly cristallines. En revanche, leur rendement est faible, compris entre 5 et 10%.

 La souplesse des panneaux permet de les utiliser sur des couvertures courbes. En outre, il n’est pas nécessaire de renforcer les charpentes, ni d’effectuer des tests sur la stabilité du toit, de par la légèreté du système (sous forme de panneaux, environ 5 kg/m²). La garantie de puissance nominale installée au bout de 20 ans de fonctionnement est de 80% pour les produits les plus récents.

Utilisation : l’amorphe est à privilégier quand on dispose d’une grande surface et qu’on souhaite optimiser au maximum sa production. Ces cellules sont souvent utilisées là où un fort échauffement des modules est à prévoir. On utilise ces panneaux le plus souvent pour les chantiers dits « professionnels », dont la puissance excède les 3 kWc.

 

Technologie Silicium amorphe Polycristallin Monocristallin
Rendement dans les
conditions standard*
      7 – 8%      11 – 13%       14 – 16%
Surface de panneau pour 1 kWc** 16m2 8m2 7m2
Electricité générée en un an
(modules orientés sud, inclinés à 30°)
900 kWh 750 kWh/kWc 750 kWh/kWc
Energie produite en un an par m2 55 – 60 kWh/m2 90 – 95 kWh/m2 90 – 95 kWh/m2
Emission de CO2 économisée par kWc et par an 390 kg/kWc 325 kg/kWc 325 kg/kWc
Emission de CO2 économisée par m2 et par an 25 kg/m2 40 kg/m2 45 kg/m2

 

* Conditions standard de test: 25 °C, intensité lumineuse de 1000W/m2
** kWc = kilowatt ‘crête’. Puissance caractéristique des panneaux solaires photovoltaïques  dans les conditions standard).

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